La mission de l’expert peut être limitée à un événement précis ou au contraire étendue pour l’ensemble des dommages du véhicule afin d’en connaître l’état. L’observation rigoureuse permet de fixer le ou les divers point de choc et de déterminer leur imputabilité. Lors de l’accomplissement de sa mission, l’expert doit indique la nature de l’accident, le point d’impact initial, le sens de choc, l’importance de la déformation des éléments, et l’incidence sur les éléments d’infrastructure. Il fait la description des dommages et fixe leur imputabilité par rapport au choc déclaré. Lorsque l’importance des déformations est établie, l’expert fixe en accord avec le réparateur, la méthode à mettre en œuvre pour une remise en état à identique suivant les règles de l’art.

La photo renforce et appuie assez souvent l’objectivité de l’expert, ce dernier en tant que technicien doit s’initier à la technique de la prise de vue La photographie est une mesure conservatoire par excellence comme elle est un moyen de recours sur lequel se réfère la partie qui se sent lésée, d’autre part c’est la preuve de la visite de l’expert. La photo doit mettre en relief la partie endommagée du véhicule dont l’angle de vue est très important. Aujourd’hui avec l’évolution de la technologie, l’appareil peut dater la photo, ce qui écarte tout risque de soupçon, l’expert devra écarter de son jargon les termes : photos ratées ou photos grillées

La procédure est réalisée généralement au niveau des centres d’expertises ou au niveau des antennes rattachées administrativement aux centres d’expertises pour les véhicules qui présentent des dommages superficiels, l’expert sera amené à établir sur place un procès-verbal

Cette opération est réalisée dans un garage pour les véhicule immobilisés qui présentent des défaillances mécaniques internes qui ne peuvent être examinées au niveau des centres d’expertise ou au niveau des antennes, au cours de laquelle l’expert sera amené a définir conjointement avec le réparateur les méthodes et l’exécution des travaux de réparations et leur coûts.

L’expert doit dresser son procès-verbal et adresser ensuite une invitation à son confrère représentant la compagnie adversedans laquelle il doit indiquer les renseignements du véhicule et le lieu exact ou celui-ci sera visité conformément à la convention interentreprises.

Dans le cas ou le véhicule est examiné dans un garage, les dispositions à mettre en œuvres impliquent tout naturellement que l’expert ait une discussion technique avec le réparateur chargé par le propriétaire du véhicule de procéder à sa remise en état, l’analyse contradictoire des dommages a pour conséquence un accord sur la méthodologie à entreprendre pour l’exécution des travaux et son coût. Dans ces circonstances, c’est la plupart du temps, le réparateur qui assure la représentation du propriétaire.

En cas de contestation par l’assuré qui s’estime lésé, liberté lui est donnée de choisir à ses frais un autre expert,dans le cas ou l’assureur accepte les conclusions du deuxième expert, le problème est réglé à ce niveau. Dans le cas contraire, le recours à un troisième expert dont les honoraires seront partagés est nécessaire, celui-ci est choisi par les deux experts qui sont mandatés ; l’un par l’assureur et l’autre par l’assuré Le troisième expert, tentera de rapprocher les avis des deux, l’avis définitif est obtenu à la majorité des voix, en cas de désaccord sur la désignation du troisième expert, celui-ci est désigné par le président du tribunal du lieu de l’accident. Cette désignation est faite sur une simple requête signée par les parties ou d’une seule partie

L’expertise judiciaire est une mesure d’information technique confiée à un homme de l’art par une juridiction,il doit donner un avis technique sur les points décrits dans la mission, exemple vérifier si la cause de l’accident est due à un défaut du constructeur ; il n’a pas à décrire les circonstances de l’accident Alors que pour l’estimation des dommages matériels engendrés par les accidents de la circulation, l’expertise préalable est impérative au regard de la loi, l’expertise judiciaire, par contre est facultative pour le juge et ne constitue pour lui qu’une simple information dont il peut s’en passer Elle peut être demandée par une partie avant jugement, le juge n’est pas tenu d’ordonner l’expertise demandé s’il s’estime être suffisamment éclairé

En cas de désaccord par l’une ou l’autre partie, la réglementation prévoit la tierce expertise ou l’arbitrage. Le litige peut alors se solutionner sur le plan amiable par la désignation d’un tiers expert ou par la désignation d’un expert par le président d’un tribunal compétent. Au reçu de la mission et préalablement à toute action d’expertise, l’expert doit en informer dès que possible par tous les moyens à sa contenance le propriétaire du véhicule, procède à l’identification du véhicule présenté par rapport à la mission confiée. Il exerce ensuite impérativement les vérifications techniques et administratives